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Les guerres cachées contre Daech 

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 Témoignages rares Les guerres cachées contre Daech Arte 2016 11 08 20 50
 

"Un documentaire passionnant qui met parfaitement en perspective les enjeux géopolitiques et religieux de la lutte contre Daech dans tout le Moyen-Orient. Un décryptage extrêmement utile pour comprendre les failles de la coalition, le double-jeu de certaines puissances comme la Turquie ou l'Arabie-Saoudite, et la question délicate mais cruciale de l'après Daech."
 
 
Les guerres cachées contre Daech Par Enkolo dans Accueil le 
 
 
Après Daech, naissance d'un État terroriste, Jérôme Fritel a de nouveau enquêté sur les coulisses d’une guerre qui a balayé les frontières tracées depuis un siècle et d'ores et déjà changé le cours de l’histoire. De l’ancien gouverneur de Mossoul, qui dirige aujourd'hui une armée de 4 000 hommes financée et entraînée par les Turcs, au numéro 2 du Hezbollah libanais, bras armé de l’Iran en Syrie, en passant par le dernier ambassadeur américain à Damas, ce documentaire donne la parole aux acteurs de premier plan dans le conflit. Il nous emmène des faubourgs de Mossoul à Dubaï, d’Istanbul à Beyrouth, de Washington à Vienne, pour mieux décrypter les enjeux et les réalités de ces "guerres cachées".
 
Au fil de son enquête — des environs de Mossoul à Dubai, en passant par Istanbul, Beyrouth, Vienne et Washington —, Fritel décrypte les enjeux cachés de cette lutte contre l'internationale de la terreur. Montrant qu'elle fait écran à un autre affrontement des puissances réunies sous la même bannière, pour le contrôle des terres et des populations dans le territoire aujourd'hui détenu par Daech.

Cinq mois de combats, plusieurs milliers de frappes aériennes de la coalition internationale, des corps-à-corps meurtriers. Mardi 17 octobre, la coalition arabo-kurde qui menait l’assaut contre l’ancienne « capitale » syrienne du « califat » du groupe Etat islamique a ­annoncé avoir « chassé définitivement » les dijihadistes de la ville. La bataille a fait 3 000 morts, dont plus d’un millier de civils.

La ville est devenue le symbole de la défaite de l’EI, qui a contrôlé une grande partie du territoire de la Syrie et de l’Irak, avant de reculer progressivement.

Chute de Rakka : « Un “califat” s’effondre, un nouveau Moyen-Orient émerge »

La chute de l’ultime bastion de l’EI en Syrie marque la fin du djihadisme para-étatique. Ce « califat » barbare a changé la physionomie de la région, dit Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

 

Chronique. Un « califat » s’effondre, un nouveau Moyen-Orient émerge. Sur la rive ouest de l’Euph­rate, la chute de l’ultime bastion de l’organisation Etat islamique (EI), la ville de Rakka, en Syrie, marque une date : le djihadisme para-étatique est mort. Abou Bakr Al-Baghdadi se terre dans la région, le long du fleuve. Il a perdu ses « capitales », Mossoul en Irak, puis Rakka, dont les derniers quartiers encore aux mains des hommes en noir sont tombés mardi 17 octobre. Ce « califat » barbare aura duré quatre ans. Il a profondément changé la physionomie de la région.

On ne reviendra pas en arrière. La lutte menée pour abattre le micro-Etat terroriste d’Al-Baghdadi, taillé d’une rive à l’autre de l’Eu­phrate, a créé de nouvelles lignes de force moyen-orientales. Elle a accéléré des évolutions en pro­fondeur. Premier constat : éma­nation pathologique de la branche majoritaire de l’islam, l’extrémisme sunnite a perdu. Sous diverses organisations, plus ou moins financées depuis 2011 par les places fortes du sunnisme, de Riyad à Ankara, le djihadisme a été vaincu – au moins dans sa prétention à renverser le régime syrien ou à conquérir une partie de l’Irak.

Mais la grande révolte arabe sunnite, celle qui a enfanté Al-Qaida, l’EI et leurs succédanés, subsiste. Elle prendra d’autres dénominations, mais pratiquera toujours guérilla et terrorisme, au Moyen-Orient et ailleurs. Il en ira ainsi tant que les régimes en place à Damas et à Bagdad continueront à marginaliser les sunnites (ma­joritaires en Syrie, minoritaires en Irak). Test de la bonne volonté des vainqueurs : la reconstruction des villes sunnites, de Mossoul à Rakka, sera-t-elle une priorité ?

Difficile exercice d’équilibre

Beaucoup dépendra des « parrains ». Car, dans la bataille contre les djihadistes, des puissances de tutelle se sont affirmées : l’Iran et la Russie, notamment. C’est le deuxième constat. Bachar Al-Assad a gagné ses guerres de Syrie, mais il ne peut pas gouverner..

Chute de Rakka : « Un “califat” s’effondre, un nouveau Moyen-Orient émerge »

Des torchères de gaz à Kirkouk, en Irak, le 18 octobre 2018.

Riche en pétrole et auréolée d’un passé illustre, la grande cité du nord de l’Irak reste un objet de convoitises. Les multiples communautés qui y vivent ont été tour à tour victimes et bourreaux des forces qui cherchent à s’en emparer. 

Près de quatre-vingt-dix ans après leur découverte, les ressources pétrolières de Kirkouk sont toujours au cœur des tensions politiques autour de la ville. L’enjeu est de taille, le volume de brut récupérable des champs pétroliers géants de Kirkouk étant estimé à 40 % de l’ensemble des réserves de brut de l’Irak, deuxième pays producteur, derrière l’Arabie saoudite, de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).
 

RÉCITIrak : Kirkouk, la guerre d’après par  Allan Kaval (Kirkouk (Irak), envoyé spécial

 Ces richesses considérables et convoitées se trouvent cependant dans une zone grise, disputée depuis 2003 et la chute de Saddam Hussein entre le gouvernement de Bagdad et les factions kurdes qui jouissent d’une large autonomie dans le nord du pays. Cette zone est aujourd’hui plus troublée encore par la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI).

 Les revenus des champs de pétrole de Kirkouk sont répartis à égalité entre l’Etat irakien et le gouvernement de la région autonome kurde (GRK).

RÉCIT Irak : le pétrole, manne considérable et convoitée Allan Kaval (Kirkouk, Irak, envoyé spécial)

L’armée irakienne a repris en quarante-huit heures presque toutes les zones gagnées par les combattants kurdes, dont la région pétrolière prise en 2014.

 COMPTE RENDU Kirkouk : le Conseil de sécurité de l’ONU appelle à la désescalade

Kurdistan irakien : « Les conditions pour une guerre civile sont réunies »

Adel Bakawan, sociologue franco-irakien, analyse la crise qui oppose l’Irak à sa région autonome, après la large victoire du oui lors du référendum interdit sur l’indépendance. Propos recueillis par Romain Geoffroy

Les conditions pour une guerre civile sont réunies. Il y a clairement un risque. Il suffit d’un événement tout banal, un meurtre ou une explosion entre deux brigades de l’armée irakienne ou des peshmergas [les combattants kurdes] et ça peut dégénérer.

Tout va dans le sens d’une guerre civile entre deux peuples, et non pas entre deux gouvernements. Le problème étant qu’une guerre entre deux peuples est beaucoup plus dangereuse qu’entre deux gouvernements, car beaucoup plus difficile à résoudre.

 Les forces irakiennes se sont emparées le 16 octobre de la ville de Kirkouk

Si les Iraniens ont contribué à allumer la mèche, les divisions interirakiennes suffisent en elles-mêmes à faire éclater de nouveaux conflits post-État islamique, a Autrement dit, si Kirkouk est la première (non-) bataille de l’après EIen Irak, il serait bien optimiste de considérer que cela puisse également être la dernière.

Géopolitique Les guerres cachées contre DaechLes guerres cachées contre Daech » Lire aussi , Les guerres cachées contre Daech , n Bachar el-Assad reçoit le chef de l'armée iranienne

« Les Kurdes pris au piège du référendum », par Jean-Pierre Filiu POST DE BLOG , TURQUIE : CHRONIQUE D'UNE RÉVOLTE - l'indigné révolté Merci à P24, pour votre super travail. Rojava : Un processus démocratique en cours n REPORTAGE En Iran, les menaces régionales consolident le pouvoir  Ghazal Golshiri (Téhéran, correspondance) « révolte de grande ampleur » Par Enkolo dans Accueil le 23 Décembre 2016

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